Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait son célèbre appel sur les ondes de la BBC depuis Londres. 76 ans, plus tard, la Ville a commémoré cet événement au pied du Monument aux Morts.

Le 18 juin 1940, alors que la France vaincue, occupée et anéantie s’engageait sur un chemin de résignation, et pour certains de collaboration, l’appel du général de Gaulle résonnait comme un signal d’espoir : à ce moment même commençait le combat politique et militaire qui conduirait la France à siéger aux côtés des vainqueurs, celui grâce auquel elle retrouverait sa place dans le concert des nations.

Le 18 juin 2016, la Ville a commémoré au Monument aux Morts, le 76ème anniversaire de cet appel historique en présence de nombreux élus de la majorité et de l’opposition, des élus du Conseil Municipal des Enfants, des forces vives de la commune (sapeurs-pompiers, police municipale, gendarmerie…), des porte-drapeaux ou encore de nombreux dirigeants d’associations.

Michel Decker, Maire de Florange a déposé au pied du Monument aux Morts la traditionnelle gerbe de fleurs rendant hommage aux soldats tombés pour la France. Alain Heyer, Adjoint au Maire en charge des Finances et des Affaires Economiques a également déposé une gerbe au nom des Amis du Gaullisme. L’édile a lu le message transmis par l’Etat puis a débuté son allocution : « Aujourd’hui nous sommes réunis pour rendre hommage à la mémoire de ces femmes et de ces hommes qui en choisissant la voie du courage et de la fierté ont redonné à la France sa place parmi les grandes nations. Nous honorons aussi par notre présence, toutes celles et tous ceux, qui ont fait leur devoir envers et contre tout, qui sont tombés pour la liberté, l’honneur et la patrie. Aujourd’hui nous sommes là pour nous souvenir également d’un homme qui a su par cet appel du 18 juin redonner confiance aux Français ».

Dans son appel sur les ondes, Charles de Gaulle lançait : « L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». Michel Decker a invité chaque participant à cette commémoration (et principalement les jeunes générations) à se souvenir que cet engagement et ce sacrifice ont fait de la France ce qu’elle est aujourd’hui : « La France libre est un héritage qu’il importe de ne pas laisser en jachère. Cet héritage, les plus jeunes d’entre nous, en seront bientôt les seuls dépositaires ! Nous comptons sur eux… ».

Un article rédigé par Emmanuel GARBAL