La Journée Nationale du Souvenir des victimes et des héros de la déportation s’est déroulée ce dimanche 24 avril. La Ville de Florange a honoré la mémoire de tous les déportés et a rendu hommage à leur sacrifice.

Après un office religieux célébré en l’Eglise Sainte-Agathe, c'est au pied du Monument aux Morts, en présence d’élus, porte-drapeaux, anciens combattants, forces vives (pompiers, policiers municipaux…), associations patriotiques, sportives, culturelles et élus du CME (Conseil Municipal des Enfants) que Michel Decker, Maire de Florange, a lu le message cosigné par les deux Fédérations Nationales des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes ; la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l’Union Nationale des Associations de déportés, Internés et Familles de disparus. Ce message rendait un vibrant hommage aux déportés ainsi qu’aux victimes des camps nazis de concentration et d’extermination. Il revenait également sur le procès de Nuremberg (fondé en partie sur le témoignage de déportés), qui, en 1946, a permis d’élaborer la notion juridique de « crime contre l’Humanité ». L’année 1948, date d’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par les Nations Unies était également évoquée.

Le traditionnel dépôt de gerbe a été effectué par le premier magistrat de la commune (accompagné par deux enfants du CME). Il a tenu ces mots : «Au printemps 1945, dans l’élan de leurs victoires, nos armées ont ouvert les portes des camps de déportation et d’extermination, les portes de l’abomination et de la honte. Ces images épouvantables présentaient, plus que les ruines matérielles, la ruine d’une civilisation qui se disait humaniste». Michel Decker a invité tous les participants à ne jamais oublier ces victimes : juifs ou tziganes, opposants politiques ou résistants, handicapés, qui avaient pour seul tort d’être « autres » ou de ne pas accepter la dictature.

Pour l’édile : « Aujourd’hui, nous devons plus que jamais promouvoir l’Etat de droit, la démocratie et les droits de l’homme, le triptyque sur lequel est fondée la construction européenne. Nous devons tout faire également pour privilégier le dialogue entre les hommes de bonne volonté. Nous devons garder les yeux ouverts, ici comme ailleurs, car ce qui est arrivé, il y a de cela plusieurs années, peut advenir à nouveau, plus vite qu’on ne l’imagine. Notre devoir de mémoire doit être devoir de vigilance ! »

Une minute de silence a été observée par l’ensemble des participants à cette commémoration, l’occasion pour tous de témoigner du respect et de la reconnaissance aux victimes et aux héros de la déportation.

Un article rédigé par Emmanuel GARBAL