« Courage et dévouement » : la devise des sapeurs-pompiers. Régis Mazzotta l’a faite sienne lui qui se consacre à ses concitoyens depuis 21 ans. Agent de sécurité pompier au Parlement Européen, il est chargé du recrutement au sein du Centre d’Intervention de Florange (placé sous l’autorité du SDIS et dépendant également du Centre d’Intervention d’Hayange). Il est aussi force de proposition en ce qui concerne les nouvelles méthodes de travail.

Florange.fr : Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir sapeur-pompier ?

R.Mazzotta : Enfant, j’habitais à proximité de la caserne qui se trouvait alors à quelques encablures de la mairie. Tous les dimanches matins, les pompiers sortaient leurs camions et mon père m’emmenait les voir. C’est en discutant avec eux qu’est née mon envie de les rejoindre. Je me suis lancé dès mes 16 ans !

Florange.fr : Vous travaillez au sein du Centre d’Intervention de Florange qui est placé sous la responsabilité de Gilbert Ledig, Chef de centre et également lieutenant…

R.Mazzotta : Nous sommes tous des pompiers volontaires avec un effectif de 32 hommes et une femme. La moyenne d’âge se situe autour de 25 ans. Cinq pompiers sont actuellement en indisponibilité pour des raisons personnelles ou professionnelles d’où l’importance du recrutement que nous mettons en place. En 2015, 904 interventions ont été réalisées, celles-ci s’élèvent à 177 pour les trois premiers mois de 2016.

Florange.fr : Comment se structurent-elles ?

R.Mazzotta : Les secours à personnes et accidents de la route représentent 80% de nos interventions, les incendies 10% et les opérations diverses (nids de guêpes, sauvetages d’animaux, risques technologiques et naturels, pollution…) 10%.

Florange.fr : Quelles sont les qualités à posséder pour être un bon pompier ?

R.Mazzotta : Il faut être serviable, posséder un solide esprit d’équipe, être dynamique, avoir une bonne gestion du stress mais être aussi capable, au quotidien, de concilier l’activité de pompier avec les impératifs de la vie professionnelle, familiale ou étudiante pour certains. Etre pompier c’est un second métier. On ne peut l’être en dilettante.

Florange.fr : Comme doit-on procéder pour intégrer le Centre d’Intervention ?

R.Mazzotta : Nous mettons en place deux sessions de recrutement par an : au 1er janvier et au 1er juillet. Pour s’inscrire, il faut être notamment âgé de seize ans (avec un consentement écrit du représentant légal pour les mineurs), résider en France, être en situation régulière au regard des obligations du service national (avoir participé à la Journée Défense et Citoyenneté), jouir de ses droits civiques, ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation incompatible avec l’exercice des fonctions et remplir les conditions d’aptitude médicale et physique adaptées et correspondantes aux missions effectivement confiées. Ces conditions remplies, j’invite les aspirants pompiers à me contacter au 06 11 69 54 96 ou afin que nous puissions nous rencontrer. Ce premier entretien me permet d’évaluer la motivation de la personne ainsi que ses disponibilités. La première année de formation des pompiers étant assez soutenue concernant les stages, il est important que l’aspirant pompier puisse les réaliser soit pendant ses congés ou à l’occasion des vacances scolaires pour un étudiant.

Florange.fr : Quelle est la première durée d’engagement d’un sapeur-pompier ?

R.Mazzotta : Les sapeurs-pompiers volontaires s’engagent pour période de cinq ans. Ce contrat est renouvelable mais il est subordonné à la vérification périodique des conditions d'aptitude physique et médicale. Les sapeurs-pompiers bénéficient d'une formation initiale à la suite de leur engagement, adaptée aux missions exercées dans leur Centre de secours, puis d'une formation continue et de perfectionnement tout au long de leur carrière.

Florange.fr : Un mot pour conclure…

R.Mazzotta : Je rappelle qu’un sapeur-pompier volontaire est là pour assurer la protection des personnes et des biens. Il se doit de le faire de la manière la plus efficiente qui soit. Il est très important pour l’aspirant pompier de ne jamais oublier cela et de respecter la fonction et l’uniforme.

Propos recueillis par Emmanuel GARBAL