Le 19 mars 1962, les accords d’Evian mettaient fin à un conflit armé en Algérie, à une guerre qui ne voulait pas porter ce nom (jusqu’en 1999, sous la présidence de Jacques Chirac). Le Cessez-le-feu, voulu et plébiscité par l’opinion française et internationale venait clore dix années de cruels et meurtriers combats en Afrique du Nord. Le 19 mars 2015, à Florange, ainsi que sur l’ensemble du territoire français, l’émotion était toujours présente pour commémorer cet événement qui cristallise les mémoires.

Un hommage a été rendu par Michel Decker, Maire de Florange, aux victimes militaires et civiles tombées en Algérie, au Maroc et en Tunisie. L’édile, face à un parterre composé de nombreux élus, des forces vives de la commune (sapeurs-pompiers, police municipale), des porte-drapeaux, de musiciens de l'Harmonie Municipale ou encore de nombreux dirigeants d’associations a déposé, au pied du Monument aux Morts, la traditionnelle gerbe de fleurs Une minute de silence a été ensuite observée avant que M. Le Maire ne lise le message de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.

« Si aujourd’hui, nous ne déplorons plus de guerre au sens du terme que l’on connaît sur notre continent, les événements du musée du Bardo de Tunis doivent nous inciter à une grande vigilance. Il y a eu un 11 Septembre, un 11 Janvier de triste mémoire… Il est important que nous nous mobilisions pour préserver notre République, nos droits chèrement acquis tout en nous rappelant que pour les conserver, nous avons des devoirs afin que l’unité nationale prévale sur les intérêts individuels. »

Michel Decker, Maire de Florange

Hubert Gouth, président de la section locale de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie) a lu un message du Comité national et s’est ensuite exprimé sur la nécessaire pérennisation du devoir de mémoire à destination des jeunes générations.

Cette cérémonie commémorative s’est conclue au Foyer des Marguerites par le traditionnel verre de l’amitié.

Un article rédigé par Emmanuel GARBAL